Prévention et dépistage des cancers du col de l’utérus

En France, plus de 1000 femmes succombent chaque année des suites d’un cancer du col de l’utérus. Pourtant, des moyens existent pour lutter contre leur apparition et les dépister au plus tôt afin de les guérir.

Lien entre cancers de l’utérus et cancers du col de l’utérus

La plupart du temps, les cancers de l’utérus sont provoqués par des virus se transmettant par voie sexuelle : les virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Le corps parvient en général à éliminer ces virus mais parfois, les infections persistent et sont la cause de lésions au niveau du col de l’utérus. Certaines de ces lésions sont susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Différents type de cancers du col de l’utérus

Par facilité, il est courant de dire « le cancer du col de l’utérus ». Or, il en existe plusieurs types, chacun ayant des caractéristiques particulières.

La plupart des cancers du col de l’utérus sont des carcinomes (cancers se développant au niveau de l’épithélium de la muqueuse tapissant le col). Ces carcinomes sont de deux types :

  • Les carcinomes épidermoïdes (85 %) : développement au niveau de la partie externe du col (exocol) ;
  • Les adénocarcinomes (15 %) : développement au niveau de la partie interne du col (endocol)

Un taux de survie à 5 ans en diminution

Le cancer du col de l’utérus est un des seuls cancers dont le pronostic se dégrade en France : le taux de survie à 5 ans est en diminution. Cela signifie que sur 5 ans, sur toutes les femmes atteintes d‘un cancer du col de l’utérus, le taux de décès est de plus en plus élevé.

Près de 3 000 femmes sont touchées par ce cancer chaque année, plus d’un tiers en meurt. La moitié des femmes touchées est âgée de moins de 51 ans, ce qui signifie que la maladie est à l’origine d’une mortalité précoce importante.

Il existe deux moyens complémentaires de limiter le risque que les lésions n’évoluent en cancer : la vaccination et le dépistage.

Afin de faire reculer les inégalités face aux cancers du col de l’utérus, réduire son incidence et sa mortalité, le dépistage organisé a été généralisé en 2019 à l’ensemble du territoire. Cette généralisation s’effectue dans le cadre du troisième plan cancer 2014-2019.

La vaccination pour les jeunes filles et jeunes femmes

La vaccination : Environ 8 femmes sur 10 sont exposées aux papillomavirus humains au cours de leur vie. Or, il existe une vaccination contre les types de HPV 16 et 18, qui sont à l’origine de 70% des cancers du col de l’utérus. Cette vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans, avec une possibilité de rattrapage entre 15 et 19 ans. Il est toutefois important de noter que la vaccination doit avoir lieu avant l’exposition à l’infection.

Bien qu’essentielle, cette vaccination n’est pas suffisante et ne dispense pas les femmes vaccinées d’effectuer des dépistages réguliers.

Le dépistage par frottis tout au long de la vie

Il est conseillé de se faire dépister tous les trois ans entre 25 et 65 ans, même en l’absence de rapports sexuels ou après la ménopause. Le frottis permettra de détecter des lésions précancéreuses et de les traiter avant qu’elles n’évoluent vers un cancer.

Les gynécologues ne sont pas les seuls à pouvoir réaliser des frottis, médecin traitant et sage-femme sont également habilités, et les lieux de dépistage sont multiples : milieu libéral ou hospitalier, centre de santé, de planification ou d’éducation familiale, voire certains laboratoires d’analyses biomédicale (sur prescription).

SOURCES

Comprendre le cancer du col de l’utérus : https://bit.ly/33cZJy8

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