Aidants et aidés
Retrouvez tous les dispositifs d’accompagnement existants à votre disposition

Les structures et les aides pour vous accompagner

Le bien-être, l’aide à la personne et l’accompagnement des adhérents en situation de fragilité a toujours été une priorité pour MGEN, aussi bien pour les personnes dépendantes que pour les enfants, parents ou conjoint, qui les assistent dans les activités de la vie quotidienne.

Cette rubrique recense un grand nombre de dispositifs qui existent et qui peuvent vous soutenir en cas de situation d’aidants et/ou d’aidés.

Bon à savoir !

Un site Internet permet d’évaluer ses droits pour 27 aides nationales et locales, incluant des soutiens aux retraités. mes-aides.gouv.fr

Les Centres locaux d'information et de coordination gérontologique (CLIC)

Des lieux d'accueil, d'écoute, d'information et de conseils destinés aux personnes âgées, à leur famille et aux professionnels de la gérontologie et du maintien à domicile. Les professionnels du CLIC (assistantes sociales, psychologues...) sont à leur écoute pour les aider à trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés au quotidien.

Les conseils départementaux

Ils instruisent et versent l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Des espaces peuvent regrouper des professionnels de l’action sociale (exemple : Maison départementale de la solidarité et de l’insertion).

Les communes, les Centres communaux d’action sociale (CC AS) et les Centres intercommunaux d’action sociale (CIAS)

Ces interlocuteurs de proximité coordonnent des programmes de services à domicile (soins infirmiers, livraison de repas, téléassistance, bibliothèque à domicile…) ou d’actions collectives (café des aidants, restaurants, foyers, animation dans les quartiers…). Certaines ont réalisé des guides à l’intention des seniors.

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

Elle accueille, évalue les besoins et accompagne les personnes afin de faire valoir leurs droits et verser les prestations.

L’Allocation personnalisée d’autonomie

L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA à domicile ou APA en établissement) est un soutien financier attribué et versé par les Conseils départementaux selon les conditions suivantes :

 

  • Être âgé de 60 ans ou plus ;
  • Résider en France de façon stable et régulière ;
  • Être évalué en perte d’autonomie (GIR 1 à 4) par une équipe de professionnels.

Le site gouvernemental

Il est à destination des personnes âgées et de leurs aidants. Il propose de nombreuses informations, des annuaires et un comparateur de prix.

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La CAF

La Caisse d’Allocation Familiale a mis en place une nouvelle allocation à destination des personnes étant obligées d’arrêter ou de cesser provisoirement leur activité professionnelle pour aider un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap.

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Zoom sur...

 

L’aide est réservée aux seuls actifs. Les salariés du secteur privé ou de la fonction publique devront au préalable demander à leur employeur un congé de proche aidant. Ce dispositif les autorise à s’absenter de leur poste pour accompagner un parent malade ou handicapé. Le congé peut durer de trois mois à un an sur l’ensemble de leur carrière. Cette allocation peut aussi être accordée aux travailleurs indépendants, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi. Concernant ces derniers, il y a une condition : qu’ils soient indemnisés par Pôle emploi. En revanche, les retraités ne peuvent y prétendre, sauf s’ils exercent une activité en parallèle qu’ils sont amenés à réduire pour s’occuper de leur proche.

 

Le demandeur doit avant tout justifier d’un lien étroit avec la personne aidée. "Il peut s’agir de son conjoint, concubin, partenaire de pacs, de ses ascendants ou d’un enfant, mais aussi d’une personne avec laquelle il réside ou qu’il aide fréquemment", précise-t-on à l’association UFC Que Choisir. Qui précise :"Le handicap ou une perte d’autonomie de la personne aidée doit être d’une particulière gravité. Son taux d’incapacité, préalablement reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées, doit être égal ou supérieur à 80 %."

Le montant de l’allocation journalière du proche aidant est de 52,08 € net par jour pour une personne seule et de 43,89 € net par jour pour les couples.

Sa durée reste limitée :"les aidants ne peuvent la toucher que 66 jours, fractionnables par demi-journée, dans la limite de 22 jours par mois, sur l’ensemble de leur carrière professionnelle" À noter que chaque membre d’un couple pourra en bénéficier indépendamment à condition de faire deux demandes distinctes, ce qui reviendra, au total, à disposer de 132 jours indemnisés.

Il faut solliciter un rendez-vous avec un conseiller dans les agences de la CAF ou de la MSA. On peut également remplir un dossier sur leurs sites Internet respectifs. À la CAF, les demandeurs percevant déjà des allocations peuvent effectuer la démarche via la rubrique "Demander une prestation". Les non-allocataires sont, eux, invités à réaliser la démarche en ligne ou à télécharger sur le site caf.fr une demande d’Ajpa, à renvoyer par courrier, accompagnée des justificatifs demandés. Pour obtenir l’allocation, il faudra adresser chaque mois une attestation détaillant le nombre de journées posées.

L’employeur peut-il refuser d’accorder à son salarié le congé nécessaire pour aider un proche ? La question est posée. "Si vous remplissez les conditions, notamment le respect du délai de prévenance de l’employeur, le congé ne peut pas être refusé. La loi du 24 décembre 2019 a supprimé la condition d’une ancienneté minimale d’un an", précise-t-on à UFC Que Choisir. Néanmoins, votre employeur peut rejeter votre demande de temps partiel ou de fractionnement. La France compterait entre 8,3 millions et 11,1 millions d’aidants, soit 1 Français sur 5, selon la fondation April.