Méthode PAMAL : six partenaires, deux employeurs différents… un même objectif !

Deux métiers interdépendants, mais avec deux employeurs distincts, qui souffrent des mêmes pathologies : les troubles musculosquelettiques (TMS)… Partant du constat que ces derniers sont liés pour beaucoup à l’organisation et au bien-être au travail, la ville de Tarbes a bénéficié d’un programme de grande ampleur pionnier qui réunissait tous les acteurs, avec la MNT et la MGEN, pour optimiser l’efficacité de la méthode PAMAL (Prévention des Accidents et Maladies de l'Appareil Locomoteur) en l’organisant en même temps auprès des ATSEM et des enseignants des écoles maternelles de la collectivité. Un succès.

 

Un projet pilote pionnier à Tarbes

Une action PAMAL qui a réuni tous les acteurs concernés -les mutuelles MNT et MGEN, Kiné France Prévention (KFP), la médecine du travail, la collectivité de Tarbes, l’Education nationale et, enfin, deux professions complémentaires mais qui n’ont ni le même employeur, ni le même statut, les enseignants et les ATSEM.

 

Les TMS : une action commune pour les ATSEM et les enseignants

« Malgré plusieurs actions de prévention déjà menées, l’apparition des TMS sur les ATSEM augmentait » expliquaient Cécile Reynaud, responsable des ATSEM du service Éducation, et Catherine Combot, conseillère en prévention de la ville de Tarbes.

KFP collaborait déjà activement avec la MNT et MGEN avec un objectif : réduire les TMS. Pourquoi ne pas mettre alors les efforts en commun pour mener une action conjointe qui réunisse les deux métiers ?

Le pilotage s’est fait à deux niveaux : au national avec la MNT, MGEN et KFP ; et en local, avec toutes les parties-prenantes (l’Éducation nationale, académie et département, la ville de Tarbes, les services à l’enfance, celui de la santé au travail, et les kinésithérapeutes de KFP).

 

Un programme ambitieux, un diagnostic précieux

Dès septembre 2019, un questionnaire médical anonyme est envoyé par KFP aux ATSEM et aux enseignants. Dès novembre, les observations dans les écoles commencent, menées par l'Association de santé et de médecine au travail (ASMT). Elles s’effectuent dans chaque classe pour examiner les manières de travailler, le mobilier, les postures, l’organisation… et immortaliser cela sur des supports vidéo ou photo qui servent ensuite de point d’appui aux discussions visant l’amélioration des pratiques. Puis, viennent les entretiens individuels avec les kinésithérapeutes. Un premier bilan dresse l’état des lieux, partagé avec tous les acteurs.

Malgré la période du confinement qui a perturbé le déroulé de l’opération, il permet de faire le point sur les retours d’expérience et les recommandations qui en découlent. Seule une étape manque à l’appel : la restitution, qui rassemble tous les partenaires et les participants. Reste que l’opération est une réussite, de l’avis de tous.

« Les ATSEM, comme les enseignantes, se sont senties valorisées dans leur métier et ont apprécié d’être prises en compte comme individu. D’autant que la collectivité a joué le jeu, en achetant notamment 70 tabourets à roulette ergonomiques. » se réjouissent Cécile Reynaud et Catherine Combot, de la ville de Tarbes.

Gisèle Barrau Conseillère de Prévention Académique - Rectorat de Toulouse confirme : « C’est une initiative novatrice que nous envisageons de dupliquer ailleurs, sur d’autres départements ». Elle a permis notamment de recueillir des données fiables pour agir plus efficacement en capitalisant sur cette action.

La performance de cette belle dynamique collective montre encore que la question des TMS mérite d’être abordée de manière globale, en associant plus largement encore le collectif à l’individuel, et les acteurs de terrain, au cœur de la réflexion pour l’amélioration de leurs propres conditions de travail. Le principe-même de la méthode PAMAL.

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