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Chenilles processionnaires : Soyez vigilants !

Qu'est-ce qu'une chenille processionnaire ?

La chenille processionnaire est issue de la famille des Lépidoptères. Il s’agit ici d’une larve de « Thaumetopée », un papillon de nuit dont la femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs dans les pins ou les chênes. Noire et jaune aux longs poils blancs, elle ne mesure que quelques centimètres.
L’éclosion des chenilles a généralement lieu entre 30 et 45 jours suivant la ponte, au printemps. Elles se regroupent et fabriquent un abri en soie très léger au niveau de la branche. C’est à la tombée de la nuit que l’insecte va se nourrir en grignotant les feuilles de l’arbre, en formant une procession, laissant derrière elles un réseau de fils.
En été, les chenilles tissent un nid plus résistant composé de fils soyeux plaqué sur les troncs et les branches maîtresses qui peut atteindre une taille importante (un mètre de longueur et plus). Puis les chenilles quittent leur abri pour atteindre le sol. La colonie se déplace en longue file en se collant les unes aux autres. Une fois qu’elles sont sur un emplacement ensoleillé, elles se dissimulent dans le sol. Après deux semaines sous la terre, les insectes tissent des cocons individuels, ensuite se changent en chrysalides. Cette forme peut durer des mois, voire des années.

Quels sont les dangers ?

Petites, mais très néfastes pour les animaux et les hommes, les chenilles font plusieurs victimes tous les ans. Leurs poils sont très urticants. Les chenilles restent inoffensives tant qu’il n’y a pas de contact direct.
La variété la plus redoutable est la chenille du chêne « Thaumetopoea processionea » dont le mode de défense est particulièrement efficace. Elle préserve ses poils orangés et microscopiques dans des poches nommées « miroirs ». On en distingue sur chaque segment dorsal. Si jamais l’insecte détecte une phase de danger ou subit un stress, il ouvre ses « miroirs » et libère des milliers de poils urticants de quelques microns, comme de la poussière fine.

En cas d’activation du mécanisme de défense de l’insecte, les poils peuvent rester en suspension dans l’air ou être transportée par le vent et pénétrer facilement dans la peau, les canaux respiratoires et même les yeux.
Un contact cutané avec ces poils urticants peut provoquer :

  • Des éruptions cutanées douloureuses : brûlures, démangeaisons, irritations, inflammations.
  • Des réactions allergiques violentes : asthme, œdèmes, voire un choc anaphylactique.
  • En cas de contact avec les yeux : une conjonctivite (yeux douloureux, rouges et larmoyants), voire une cécité passagère apparaît quand un poil vient s’enfoncer dans les tissus de l’œil après frottement.
  • La réaction apparaît peu après l’incident.

    En cas de symptômes, il est nécessaire de contacter le 15 ou de se rendre aux urgences. Les risques étant plus sévères pour les animaux domestiques, il importe de contacter les urgences vétérinaires.

    Comment s'en protéger ?

    • Éviter tout contact avec les chenilles processionnaires et leurs nids,
    • Éviter de fréquenter les endroits près des pins ou des chênes infestés,
    • Mettre des habits couvrants, s’il est obligatoire de se rendre dans une zone potentiellement infestée,
    • Ne pas les balayer pour éviter de former un nuage de poils urticants pouvant causer une atteinte respiratoire, oculaire ou cutanée.

    À noter que les volatiles insectivores tels que les coucous, les huppes ou les mésanges sont les adversaires naturels des chenilles processionnaires. Il est souvent nécessaire de détruire ces chenilles. Pour cela, il existe principalement les moyens chimiques faisant usage des produits insecticides ou les soins biologiques tels que les produits à base de bacille thuringiensis ainsi que les formules mécaniques comme le brûlage ou la coupe de branches des arbres ou des nids.

    Informez-vous :

    Plusieurs Agences régionales de santé (ARS) ont également publié des alertes sur leur site Internet :

     

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