« Je gère, ne t'inquiète pas » : et si vous vous autorisiez à être aidé à votre tour ?
Au début, c'est un simple coup de main : faire les courses d'un parent qui vieillit, accompagner un enfant à ses rendez-vous médicaux, gérer la paperasse d'un conjoint. Et puis, sans qu'on s'en rende compte, l'aide occasionnelle se transforme en un deuxième travail à temps plein.
Passer le relais ou s’accorder du répit ne signifie pas abandonner son proche. Cela peut aussi permettre de préserver son propre équilibre pour continuer à être présent dans la durée.
Proches aidants : une réalité largement partagée
Selon l'enquête nationale de la DREES sur les proches aidants, plus de 9 millions de personnes en France soutiennent au quotidien un proche en perte d'autonomie ou en situation de handicap, tout en menant, pour la majorité, une carrière professionnelle.
On note aussi que dans ses recommandations sur le répit des aidants, la Haute Autorité de Santé (HAS) alerte sur le fait que la charge d'accompagnement conduit fréquemment les aidants à négliger leur propre santé et à différer leurs examens ou soins personnels.
3 pistes pour commencer à passer le relais
Étape 1 : Mettre un mot sur ce que vous vivez
Aider régulièrement un proche peut progressivement modifier son propre quotidien.
Se reconnaître comme aidant peut être une première étape pour identifier les informations, droits et dispositifs auxquels votre situation peut donner accès.
Étape 2 : Faire le point sur ce que vous assumez
Prenez une feuille et répartissez, par exemple, les tâches entre :
Ce que vous souhaitez continuer à apporter vous-même :
- présence,
- affection,
- moments de partage…
Ce qui pourrait éventuellement être partagé ou confié à d’autres :
- certaines démarches,
- repas,
- transports,
- aide à domicile…
L’objectif n’est pas de tout déléguer, mais d’identifier ce qui pourrait vous permettre de retrouver un peu d’espace.
Étape 3 : Construire votre filet de sécurité
Passer le relais s'organise progressivement. Commencez par tester une demi-journée d'accueil de jour ou quelques heures de garde à domicile, chaque semaine.
Commencez par vous informer sur les dispositifs qui pourraient correspondre à vos besoins.
Étape 4 : Explorer les solutions qui existent
Accueil de jour, aide à domicile, accompagnement social, solutions de répit… les possibilités dépendent de la situation de votre proche et de votre territoire.
Le + MGEN : un accompagnement dédié pour vous épauler, à chaque étape
Vous apportez une aide régulière à un proche ? MGEN vous accompagne aussi pour prendre soin de vous et vous propose des solutions adaptées à votre situation :
Prendre soin de votre propre équilibre avec Vivoptim : bénéficiez d’un accompagnement personnalisé dans la durée autour notamment du stress, du sommeil, de l’activité physique ou de l’alimentation, avec des professionnels de la santé. Vous pouvez également participer à des ateliers collectifs accessibles tout au long de l’année autour du bien-être mental et physique.
Anticiper les conséquences financières liées à la dépendance : l’offre Complément Autonomie MGEN, également ouverte aux aidants, permet de bénéficier de garanties et de services pour mieux faire face aux situations de perte d’autonomie.
Et parce qu’être aidant peut aussi soulever des questions d’autonomie et de dépendance, retrouvez les informations et ressources MGEN dédiées aux aidants sur mgen.fr.