Trois questions à … Jean-Marie Vialle, Chargé de mission régional Prévention et délégué de la section MGEN de la Sarthe

Le dispositif Apiness (Activité physique intergénérationnelles d’extérieur pour le sport et la santé), en lien avec les collectivités locales et les Universités, a été mis en place pour la construction d’équipements sportifs extérieurs.

Nous avons posé trois questions à Jean-Marie Vialle, délégué MGEN de la Sarthe, qui a développé le projet avec la ville du Mans.

Pourquoi avez-vous décidé de mettre en place ce projet ?

Au niveau de la politique de prévention MGEN, l’activité physique est un enjeu central. On sait que c’est un déterminant majeur de santé, de bien-être et de socialisation. Il se trouve que la Ville du Mans a également fait de la santé une de ses priorités.

On menait déjà des actions en partenariat avec la ville autour d’un programme de lutte contre la sédentarité pour des écoliers, avec la Mutualité Française Pays De Loire. On participe aussi à l’événement Le Mans Sonore en emmenant une approche sur la prévention des risques auditifs. Lorsque cette proposition est arrivée, il nous a paru évident de renforcer encore nos liens par la construction de ces parcours d’activités physiques ouverts à nos partenaires mais aussi au tout public.

Comment l’avez-vous mis en place ?

Sur le terrain, il s’est manifesté par ce partenariat renforcé. La première étape a été de trouver un lieu qui nous semblait pertinent par rapport aux enjeux de santé. Très vite on s'est dirigé sur un quartier du Mans où on sait que le public est plus sédentarisé et n’a pas forcément l’habitude de pratiquer une activité physique. C’est un enjeu très fort à la fois pour la ville et pour nous.

De plus, le Centre Hospitalier du Mans, plus gros centre hospitalier hors universitaires de France est présent à cet endroit, ce sont 4 500 agents qui y exercent. Il draine énormément de public. Nous avons aussi juste à côté un autre partenaire historique avec qui nous menons de nombreux projets : l’Université du Mans. Il nous paraissait intéressant de pouvoir avoir cette proposition à la fois pour le public qui en avait besoin, pour le centre hospitalier, et pour les étudiants de l’université. L’idée était vraiment d’identifier un endroit qui soit pertinent pour plusieurs publics.

Dans un deuxième temps, c’est tout un travail à mener avec les étudiants STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) de l’Université que nous voulons mettre en place afin que ce lieu leur soit utile dans l’exercice pratique de leur formation. Il y a aussi un collège à proximité qui pourra utiliser les agrès.

Un autre enjeu aussi, c’est la diffusion de l’information à tout le réseau associatif et sportif pour qui ce parcours est intéressant. Nous avons par exemple un partenaire, comme l’UFOLEP avec qui nous menons régulièrement des projets qui est informé du dispositif et l’a déjà intégré dans leurs activités. Nous sommes très attachés au travail qu’on veut mener auprès de l’Université du Mans avec les STAPS pour qu’ils puissent faire des recherches grâce à cet outil. Cela peut leur servir pour mesurer les effets de l’activité physique sur telle ou telle personne, de tel exercice vis-à-vis d’un autre, etc. C’est ça qu’il faut qu’on arrive à mettre en place et à développer maintenant.

Quels bénéfices en attendez-vous ?

Tout dans le programme Apiness a été pensé pour le rendre facile d’utilisation. Par exemple, il y a un QR Code sur les agrès : en le scannant avec son téléphone, la personne a automatiquement des propositions d’activités à faire sur place.

Le dispositif, en accès libre, ouvert à tous, a aussi un aspect social, convivial en favorisant le fait de pouvoir se retrouver autour d’une activité.

Pour conclure, ce que nous attendons, ce sont des bienfaits en termes de santé publique pour une meilleure condition physique et mentale. On sait l’impact de l’activité physique sur certaines pathologies : les maladies cardiovasculaires, certains cancers, le diabète, et bien d’autres. C’est aussi favoriser la santé mentale souvent trop négligée. Aujourd'hui, il est établi que l’activité physique permet de mieux gérer son stress, de réduire les risques d’anxiété, d’avoir un meilleur sommeil, d’être plus vigilant … Ce sont là des effets attendus pour la santé, tant physique que mentale. Il y a aussi un enjeu pour notre Mutuelle de mieux nous faire connaître comme un acteur global de santé et de proximité : la protection sociale, l’offre de soins bien sûr mais aussi tout ce travail que nous menons en partenariat pour permettre à chacun de mieux être acteur de sa santé.

Merci à Jean-Marie Vialle pour ses explications !

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