Les médecines complémentaires, un phénomène qui prend de l’ampleur

Alors que nous vivons dans une société toujours plus connectée et stressante, certaines personnes sont à la recherche de bien-être. Les médecines complémentaires peuvent apporter des réponses et sont de plus en plus considérées, même si le débat scientifique demeure.

En France, seulement quatre pratiques sont reconnues par l’ordre des médecins : l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et l’ostéopathie.

Il est toutefois important de préciser que selon le code de la santé publique, les médecins doivent informer les patients et leur entourage que ces pratiques peuvent dans certaines circonstances présenter un danger, être illusoires ou insuffisamment éprouvés.

Des résultats qui n’ont pas encore prouvé leur efficacité


Si les médecines complémentaires sont prisées par une grande partie de la population (en 2015, 40% des Français avaient recours aux médecines alternatives et complémentaires selon l’ordre des médecins), notamment celles atteintes d’une maladie grave ou chronique, elles ne bénéficient toutefois pas d’une légitimité scientifique aussi importante que la médecine « traditionnelle ». Les soins de support comme le soutien psychologique, l’activité physique adaptée ou des pratiques comme le qi gong ou la méditation se sont toutefois révélées efficaces. L'auriculothérapie, officiellement reconnue par l'Organisation mondiale de la santé comme une médecine traditionnelle, est proposée depuis 1985 au Centre Gustave en accompagnement des traitements contre le cancer et contre les douleurs.

Le phénomène prend en tout cas de l’ampleur puisqu’un salon consacré aux médecines douces est organisé à Lyon chaque année. On y retrouve des conférences animées par des experts, médecins et thérapeutes à destination du grand public, des exposants pour découvrir de nouveaux produits mais aussi des ateliers qui permettent d’expérimenter de nouvelles pratiques de développement personnel ou d’échanger avec des praticiens.

Pour conclure, il convient de préciser que le plus important est que le patient puisse choisir son activité thérapeutique en fonction de ses valeurs et de ses goûts. Quelques vérifications sont néanmoins à effectuer avant d’entreprendre une thérapie ou une activité sur le long terme, comme la formation du praticien et le fait d’en parler au préalable avec son médecin pour vérifier l’absence de risques.

Sources

Salon Bien-Être - Médecine Douce à Lyon - https://www.salon-medecinedouce.com/lyon/
Conseil national de l’ordre des médecins : Médecines alternatives et complémentaires - https://www.conseil-national.medecin.fr/publications/actualites/medecines-alternatives-complementaires 
Ministère des Solidarités et de la Santé : Les pratiques de soins non conventionnelles - https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/article/les-pratiques-de-soins-non-conventionnelles 
ACS Journals : Alternative Cancer Cures: “Unproven” or “Disproven”? - https://acsjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.3322/canjclin.54.2.110
Infos patients Gustave Roussy : https://www.gustaveroussy.fr/sites/default/files/gustaveroussy-auriculotherapie-2017.pdf

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