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Santé des jeunes (16-25 ans) : bien dans son corps et dans sa tête !

La population jeune est une cible à forts enjeux pour l’accès aux droits et aux soins du fait d’un cumul de vulnérabilité : fragilité sur le plan économique, exposition aux facteurs de risque en santé, méconnaissance du système de santé et de ses démarches, difficultés de compréhension et d’orientation... avec pour conséquences un moindre recours aux soins et à la contraception. Face à ces constats, les pouvoirs publics et l’Assurance maladie ont a décidé de garantir et faciliter l’accès des jeunes à la santé en développant plusieurs programmes et actions en direction des jeunes de moins de 26 ans.

 

BIEN DANS SON CORPS

=> LA CONTRACEPTION GRATUITE

 

Pour faciliter l’accès des jeunes femmes à la contraception, depuis le 1er janvier 2022 les jeunes femmes entre 12 et 25 ans peuvent bénéficier d’une prise en charge intégrale par l’Assurance Maladie des frais liés à la contraception.

Les jeunes femmes bénéficient ainsi gratuitement et sans avance de frais :

  • Des différents types de contraception (pilules hormonales de 1ère ou 2ème génération, implant contraceptif hormonal, dispositifs intra-utérins ou stérilets, diaphragmes, progestatifs injectables, contraception d’urgence hormonale) ;
  • D’une consultation de suivi lors de leur première année de contraception avec un médecin ou une sage-femme puis d’un suivi une fois par an :
  • D’une consultation annuelle réalisée, à partir de la 2ème année d’accès à la contraception, par un médecin ou une sage-femme, au cours de laquelle sont prescrits une contraception ou des examens de biologie médicale en vue d’une contraception ;
  • D’examens ou d’actes médicaux en lien avec la contraception ;
  • Les actes du médecin ou de la sage-femme pour la pose, le changement ou le retrait d’un contraceptif.

Pour les jeunes hommes, deux marques de préservatifs masculins, « Eden » et « Sortez couverts ! », sont pris en charge à hauteur de 60 % par l’Assurance Maladie sur prescription d’un médecin ou d’une sage-femme.

Préserver l’anonymat pour les mineurs : ils n’ont pas besoin d’obtenir le consentement de leurs parents pour consulter et obtenir une contraception. Dans ce cas, chaque professionnel de santé garde l’identité de son patient secrète et ne la divulgue à personne. L'Assurance Maladie ne transmet aucun relevé de remboursement concernant les actes réalisés.

 

=> LA CONSULTATION DE PREVENTION EN MATIERE DE SANTE SEXUELLE

 

En 2017 a été lancé la première Stratégie nationale de santé sexuelle pour les années 2017 à 2030. L’une des grandes priorités est de promouvoir la santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes. Pour cette raison, depuis le 1er janvier 2022, une consultation de prévention en matière de santé sexuelle et la contraception sont gratuites pour les jeunes.

Les jeunes femmes et hommes peuvent bénéficier gratuitement d’une première consultation pour parler de leur santé sexuelle, de la contraception et de la prévention des infections sexuellement transmissibles. La consultation peut être réalisée par un médecin généraliste, un gynécologue, une gynécologue-obstétricien, un pédiatre ou une sage-femme. La réalisation par une sage-femme est réservée aux jeunes femmes.

Cette consultation permet d’aborder des sujets relatifs à la santé sexuelle et reproductive dans une approche globale (prévention et promotion, contraception, vaccination, dépistage et traitement des infections sexuellement transmissibles, repérage des situations de violences et/ou discriminations en rapport avec la vie sexuelle).

La consultation est prise en charge à 100% par l’Assurance maladie et sans avance de frais.

 

=> L’EXAMEN DE PREVENTION EN SANTE

 

L’Assurance maladie offre la possibilité aux jeunes de 16 à 25 ans de réaliser un examen de prévention santé.
Il est réalisé dans les centres d’examens de santé organisé en réseau et situés sur tout le territoire. L’objectif est de faire un bilan sur sa santé et d’aborder les sujets de son choix avec des professionnels de santé et en toute confidentialité. Il peut également permettre de dépister des affections ignorées.

Plusieurs examens sont pratiqués au cours de ce bilan : des analyses biomédicales (sang, urine...), des tests (vision, audition, capacité respiratoire...) et un examen clinique réalisé par un médecin. Il peut aussi y avoir un examen dentaire et gynécologique. Les examens peuvent être complétés selon la situation du patient.

Un temps d’information sur la santé est prévu, les points suivants sont abordés?:

  • Information sur les droits en santé
  • Parcours de soins
  • Dispositifs d'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé
  • Temps d'échanges avec des professionnels de santé (exemple?: dentiste)
  • Informations sur différentes thématiques (exemples?: addictions, activité physique)

L’Assurance maladie prend entièrement en charge le coût de l’EPS. Le bénéficiaire n’a pas à faire l’avance des frais.

L’inscription à cet examen peut se faire selon différentes modalités. L’invitation peut être à l’origine de l’Assurance maladie ou alors l’assuré peut prendre l’initiative de s’inscrire de lui-même.

En fonction des départements l’inscription devra se faire :

  • Par téléphone en contactant directement le CES ;
  • Via le site Ameli ;
  • Sur le site de l’Institut interrégional pour la santé (IRSA) ;
  • Par courriel envoyé au CES ;
  • Par courrier envoyé au CES ou à la CPAM avec l’imprimé de demande de bilan de santé joint.

Ce service n’est pas assuré partout en France, il n’est pas assuré en Martinique, Corse du Sud, Guyane, La Réunion et Mayotte. Les assurés devront demander un bilan de santé ciblé à leur médecin traitant. Dans certains départements il n’y a pas de CES, les assurés pourront se rendre dans les centres se trouvant dans les départements voisins.

 

BIEN DANS SA TETE

=> « MON PSY » : L’ACCOMPAGNEMENT PSYCHOLOGIQUE PRIS EN CHARGE

 

Depuis avril 2022, le dispositif « MonPsy » permet aux personnes en souffrance psychique d’intensité légère à modérée de bénéficier d’un accompagnement psychologique.

Conditions complémentaires pour bénéficier de l’accompagnement :

  • être adressé à un psychologue par son médecin traitant grâce à un courrier ;
  • s'adresser à un psychologue conventionné dans ce dispositif.

Pour les enfants mineurs, le médecin doit demander l’accord des titulaires de l’autorité parentale avant de l’orienter vers un accompagnement psychologique.

Pour en savoir plus consulter notre article dédié.

 

Information utiles :

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