Acquis en 1948 et 1949, les hôtels de Trois-Epis (Alsace) et Chateaubriand (Hyères) sont transformés en maisons de repos. Mais à l'époque, les établissements de ce genre, dépourvus d'infrastructures thérapeutiques, s'apparentent plus à des maisons de vacances qu'à des établissements médicaux. Les administrateurs de la MGEN décident alors de médicaliser leurs maisons de repos pour en faire des centres de convalescence active.
Trois-Epis et Chateaubriand, ouverts en 1949 et 1950, sont d'abord dépourvus d'orientation thérapeutique précise et accueille toutes sortes de convalescents. Il faut attendre le début des années 1950 pour qu'ils trouvent leur voie : Trois-Epis s'oriente vers la diététique et Chateaubriand vers la balnéothérapie. Dans les deux cas, il s'agit de techniques médicales quasi-inédites en France. En outre, en 1969, Trois-Epis est doté d'une unité très rare en France, le service Mère et enfant, qui permet aux mères de famille de faire leur convalescence avec leur enfant.
Durant les années 1970, les deux établissements sont modernisés pour répondre à l'évolution des techniques médicales et aux aspirations des résidents. Tandis que Chateaubriand se dote d'un centre de balnéothérapie marine des plus modernes, installé à quelques kilomètres de l'établissement dans le domaine de La Capte, en 1976, Trois-Epis entreprend une vaste modernisation de ses infrastructures médicales et hôtelières, à partir du milieu des années 1970. Le nouvel établissement, rebaptisé Trois-Epis II, est métamorphosé : grâce à la construction de 18 000 m² supplémentaires, un service de rééducation fonctionnelle motrice moderne, doté d'une piscine médicalisée, complète la diététique et la convalescence.
Durant la même période, l'action des deux établissements est renforcée par de nouvelles implantations : La Ménaudière (Loir-et-Cher), en 1967, et L'Arbizon (Hautes-Pyrénées) en 1970. Tous deux traitent une vaste gamme de maladies et de convalescence, malgré une dominante diététique pour le premier et thermale pour le second.