English

logo MGEN - accueil Première Mutuelle Santé Française
 
 Accueil > La Mgen picto imprimer Imprimer

Valeurs mutualistes

S'assurer quand la santé vacille

S'assurer quand la santé vacille.

 

Il reste encore difficile de s’assurer lorsque l’on a des problèmes de santé. Deux témoignages concrets pour compléter le bilan dressé dans le dernier numéro de Valeurs Mutualistes.

 

2 témoignages

1. Sandrine Grynberg, membre de l'association "Allegro Fortissimo" (association de "lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes de forte corpulence dans la société").

Son mari et elle, souffrant d’obésité, sont parvenus à obtenir un crédit immobilier… mais à quel prix !

« Lorsque nous avons cherché un appartement et un crédit immobilier pour l’acquérir, nous avons du faire face à une situation presque comique : tous les assureurs et les banques nous ont renvoyés vers les conventions Aeras, ce qui nous a valu de recevoir en douze exemplaires le même dossier… Avec, à chaque fois, l’obligation de renouveler les examens liés : prises de sang, électrocardiogramme, visite médicale, etc. Le problème, c’est que les conventions Aeras aujourd’hui n’obligent les assureurs à rien si ce n’est à étudier notre dossier ! Curieusement, mon mari, qui est aussi diabétique, réussissait à franchir une étape de plus que moi dans l’analyse de son dossier médical : peut-être parce qu’on connait mieux les tenants et aboutissants du diabète aujourd’hui, avec des risques mieux identifiés et des statistiques beaucoup plus fines que pour l’obésité. Au final, notre dossier a été accepté mais sans assurance invalidité et avec une surprime de 400 % pour l’assurance décès ! Et l’assurance que nous avons obtenue est celle d’une société étrangère qui préfère assurer des cas avec une obésité importante, comme dans notre dossier, que des obésités moindres mais obtenues après des opérations chirurgicales… J’espère que la prochaine convention Aeras prendra bien mieux en compte l’invalidité comme cela est évoqué. »

 

2. Christian Rigal, 53 ans, anciennement membre de l’Association des paralysés de France (APF).


Atteint d’une sclérose en plaque, il ne parvient toujours pas à obtenir une assurance pour couvrir un prêt immobilier.

«Après avoir trouvé un terrain pour faire construire notre pavillon, nous avons cherché, avec ma femme, à obtenir un prêt immobilier. Le dossier était uniquement à mon nom puisque ma femme n’est pas assurable, étant donné qu’elle a un contrat de travail temporaire. Plusieurs banques ont refusé mon dossier, me répondant à chaque fois plus d’un mois après la demande. C’est finalement un courtier qui nous a obtenu l’accord d’une agence. Mais, après, cette banque n’a pas voulu nous accorder une assurance, tout comme une quinzaine d’autres assureurs par la suite. Enfin, ma demande d’assurance par l’intermédiaire des conventions Aeras a été refusée au troisième degré (1). Dépité, j’ai même déposé une plainte à la Halde… qui elle aussi a été repoussée… Le plus incroyable, c’est qu’aucun assureur, y compris par le biais des conventions Aeras, ne nous a proposé ne serait-ce qu’une assurance avec une surtaxe importante : mon dossier était purement et simplement refoulé. Je n’ai même pas été convoqué pour des examens médicaux complémentaires à mon dossier médical, indiquant ma sclérose en plaque et renseigné de manière très honnête, peut-être top honnête, par un médecin neurologue… »


(1) Les conventions Aeras prévoient 3 « niveaux » ou « degrés » d'assurance en fonction des difficultés d’assurance rencontrées.